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Résumé :
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La terre est la planète de l'eau. La mobilisation et l'usage de nouvelles ressources en eau ont été considérablement multipliés par l'homme depuis le début de ce siècle, dans tous les pays, riches comme pauvres. Usées, gaspillées, polluées, recyclées, pour les besoins du progrés économique et social, les eaux restent aujourd'hui le principal vecteur de maladies endémiques de nombreuses populations de notre planète, et, en dépit des discours officiels, la préservation des milieux naturels a encore beaucoup de progrés à faire. Quelques catastrophes récentes, quoique annoncées, rappellent que même si la nature est généreuse, le cycle de l'eau constitue un cadre incontournable. Les abus ne concernent pas seulement les pays en voie de développement. L'exemple de la France, pays riche en eau, montre, avec la disparition des zones humides, l'asséchement des rvières du Sud-ouest ou les pollutions agricoles, que notre pays peine à trouver avec la nature les compromis nécessaires, malgré les sommes considérables investies pour essayer de corriger les méfaits de nos usages. La définition de nouveaux rapports entre société et environnement a été de ce point de vue, le fruit de l'action des "organisations non gouvernementales", plus que celle des structures traditionnelles de l'action publique. La pression écologiste traduit les difficultés de nos sociétés à inventer de nouveaux modèles de développement et explique le succès de concepts comme le "développement durable", qui cherche à allier croissance économique, équité sociale et protection de l'environnement. Les faits réunis dans cet ouvrage sont le témoignage des difficultés rencontrées, des succés et des échecs, dans le monde l'eau, et constituent autant de repères utiles pour trouver les voies de progrès de demain pour de nouvelles solidarités.
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