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Résumé :
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A la suite de recherches forestières effectuées dans les années 80, la sylviculture des peuplements feuillus de plus de vingt mètres s'est orientée de façon unanime vers un objectif de production d'un faible nombre de tiges de fort volume unitaire. Par contre, la gestion des jeunes peuplements divise les forestiers sur l'intensité des opérations à réaliser. D'autre part les pratiques actuelles ne prennent pas assez en compte l'impact des singularités du chêne et la fourte fourchaison du hêtre en plein découvert sur la qualité ultérieure des grumes. Un échantillonnage de placettes de peuplements de trois à vingt mètres de hauteur, tiré au sort parmi les vingt mille hectares de jeunes peuplements de Moselle, puis élargi aux régions voisines, a mis en évidence la forte décroissance naturelle du nombre de tiges dominantes. Cette dynamique de sélection serait le résultat de la brusque chute d'éclairement relatif, immédiatement sous la partie supérieure du houppier, combinée à la différence des vitesses d'élongation des tiges dominantes. Les caractéristiques dendrométriques de la tige et du houppier, du plus bel arbre parmi les plus vigoureux de chaque placette, sont avant tout proportionnelles à leur hauteur. La modélisation de la croissance du chêne et du hêtre illustre leurs différences de comportements. Un diagnostic sylvicole basé sur la vigueur du houppier et la proportion de tige élaguée naturellement donne une indication sur les interventions à réaliser pour aboutir à la production de bois de qualité.
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