|
Résumé :
|
L'introduction définit le phénomène d'eutrophisation : un enrichissement en sels nutritifs tels que le phosphate et le nitrate. Dans des conditions favorables (ensoleillement important, température élevée...), cela peut se traduire, en eau douce comme en milieu marin, par un développement anormal de la végétation. En eau douce, le facteur limitant de l'eutrophisation est le phosphore. En Bretagne, les principales sources de cet élément sont d'origine agricole. Il se concentre dans les sols cultivés entre 0 et 80 cm de profondeur, sous de nombreuses formes phosphatées plus ou moins mobiles et biodisponibles. Le phosphate est entraîné dans le réseau hydrographique par érosion lors des crues. La première partie présente la méthode utilisée pour étudier le ruissellement du phosphore sur un sol cultivé. Nous avons monté une expérience in situ sur le bassin versant du Coët-Dan (Morbihan). Elle consiste à simuler une pluie sur des parcelles agricoles afin de provoquer un ruissellement. Le phosphore est dosé dans l'eau recueillie en aval du dispositif. Six essais ont donné un écoulement sur des sites différents. La dernière partie présente les résultats de cette expérience : le déclenchement du ruissellement est conditionné par de nombreux facteurs comme la pente, l'état de surface du sol, son état hydrique et l'intensité de la pluie simulée. Ces facteurs n'ont pas le même dégré d'influence. Les matières arrachées sont essentiellement minérales. Au début du ruissellement, le phosphore mobilisé est la part fixée aux particules facilement détachables. Au cours de l'imbibition du sol, une partie du phosphore particulaire est solubilisée. Il est alors entrainé à son tour.
|