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Résumé :
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Dans la mesure où elle affiche la volonté de maîtriser un développement des stations de sports d'hiver susceptible d'entraîner une «modification substantielle de l'économie locale, des paysages et des équilibres naturels montagnards», la procédure U.T.N. (création d'Unités Touristiques Nouvelles) se révèle être particulièrement représentative des orientations de «développement et de protection» caractéristiques de la politique française de la montagne. La Tarentaise, avec 13 stations, la plupart de classe internationale, dont 8 seront lieux d'épreuves des Jeux Olympiques d'hiver de 1992, est à l'évidence un lieu privilégié pour analyser cette procédure et les relations qu'elle entretient avec la politique de la montagne. Ainsi, en examinant le contenu des prescriptions formulées entre 1979 et 1987 par le Comité National, puis par la Commission Spécialisée des U.T.N. öuvrant dans le cadre du Comité de Massif des Alpes du Nord, saisit-on précisément les orientations adoptées dans les domaines suivants: urbanisation et équipement du domaine skiable des stations, mesures suggérées en vue de protéger l'environnement et de maintenir les activités traditionnelles des collectivités supports d'aménagements et d'équipements, moyens envisagés en matière de financement et de participation des promoteurs et des communes aux projets soumis à l'avis des institutions de la montagne. Telles sont les questions auxquelles s'attache ce document en termes de bilan certes, mais aussi dans la perspective d'une contribution à la réflexion engagée sur ce thème par les différents acteurs et décideurs concernés par l'évolution d'une telle politique.
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