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Résumé :
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Certains métaux habituellement à l’état de traces se sont accumulés ou tendent à le faire dans les sols agricoles, du fait de contaminations industrielles ou de certaines pratiques (épandage de déchets, le cas de parcelle de Velannes). Parmi ces éléments, le zinc est parmi ceux qui sont importants en termes de teneurs dans les déchets, ou de flux dans les retombées atmosphériques. Le caractère essentiel et la toxicité du zinc pour l’écosystème sol-plante sont bien connus et justifient les préoccupations quant à la durabilité des agrosystèmes soumis à une contamination diffuse et continue en zinc. D’autres questions liées à cette contamination et souvent soulevées concernent par exemple la différence entre zinc total dans le sol et zinc biodisponible et la possibilité de différences au niveau des effets entre des apports faibles mais répétés d'une part et un apport équivalent plus concentré et ancien d'autre part. Le programme de thèse prévoit d’établir les flux de zinc dans les différents systèmes de culture d’un dispositif agronomique existant (retombées atmosphériques, intrants, récoltes, drainage). Des extrapolations seront obtenues à partir d’autres terrains étudiés par ailleurs, qui présentent d’autres conditions d’entrées (périmètre d’une usine métallurgique, zone d’épandages de boues résiduaires urbaines). Des expériences en laboratoire sur systèmes simplifiés (intrants, terre, avec ou sans plantemodèle) permettront d’approfondir les processus d’échanges sol-eau, et d’évolution des formes chimiques de Zn. Une définition de compartiments et une quantification de ces échanges internes au sol seront déduites de ces études pour modéliser ce fonctionnement, et finalement discuter du bilan environnemental de la contamination diffuse en zinc de différents agrosystèmes représentatifs du Nord de la France : accumulation, appauvrissement, évolution de Zn vers des formes inertes.
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